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ABOU BAKR AS-SIDDIQ

« S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Dieu, cela aurait été Abû Bakr. Seulement, il est mon frère et mon compagnon. »  
(Parole du Prophète Muhammad Sallahu alayhi wa salam rapportée par Bukhâri).


Il se nomme  Abdou l-Lah Ibnou  Abi  Qouhafah Outhman Ibni Amir, il rejoint l'arbre généalogique du noble Prophète Sallahu alayhi wa salam à  Mourrah Ibnou  Kab, sa mère étant la cousine paternelle de son père, elle se nomme  'Oummou l-Khayr Salma  Bintou  Sakhr. Il est né environ trois ans après l'année de l'éléphant, il faisait partie des notables du peuple de  Qouraych  et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.


Il était blanc de visage, le corps fin, les favoris non fournis, le front proéminent.  Il était le meilleur des compagnons. Il fut le premier parmi les hommes à embrasser l'Islam, il avait alors trente-sept ans.


On lui prêta serment lors de sa succession au Prophète Sallahu alayhi wa salam  le jour du décès du Prophète Sallahu alayhi wa salam, la onzième année de l'Hégire, ce serment eut lieu dans la cours des Bani  Saidah. Ainsi, ceux qui prêtent serment partirent vers la mosquée du Prophète Sallahu alayhi wa salam et tout le monde s'engagea envers lui. Puis  Aliyy  et  Al-Abbas  lui prêtèrent serment (Qu’Allah  les agrée tous deux) et  les compagnons furent unanimes au sujet de la légitimité de son califat.


La première affaire que mena à bien  Abou  Bakr (Qu’Allah  l'agrée) fut d'envoyer  Ouçamah Ibnou  Zayd  accompagné d'une légion, avec l'ordre de se rendre du côté des terres de  Moutah, là où mourut martyr son père  Zayd Ibnou  Harithah.

Après la mort du Messager Sallahu alayhi wa salam, la catastrophe devint grande, l'hypocrisie s'accrut, certaines tribus apostasièrent et certains refusèrent de verser la  zakat,  l'aumône obligatoire. Abou  Bakr (Qu’Allah  l'agrée) s'attacha alors à régler cette affaire primordiale, il ordonna d'équiper les troupes pour combattre les apostats et ceux qui refusaient de verser la  zakat.


Abou  Bakr  sortit avec l'armée et marcha jusqu'à arriver à  Rabdhah  qui est un village voisin de Médine à trois jours de  Dhati Irq. Puis, il fut rappelé à Médine et y retourna  ; il avait organisé onze légions pour combattre les apostats. Les armées se dirigèrent donc vers l'ennemi et combattirent les apostats.  Mouçaylamah  le menteur fut tué, et  Toulayhah  IbnouKhouwaylid  s'enfuit vers la terre de  Cham, il avait prétendu être prophète, mais il se convertit par la suite à l'Islam à l'époque de  Oumar Ibnou l-Khattab.


Parmi les compagnons, environ sept cents moururent martyrs, la plupart était de ceux qui connaissaient le  Qour'an  par cœur  : parmi eux  Zayd Ibnou l-Khattab  le frère de  Oumar (Qu’Allah  les agrée tous deux) ainsi que  Al-Bara  Ibnou  Malik  le frère de Anas Ibnou  Malik,  parmi les  Bani  Hanifah,  environ dix-sept mille hommes furent tués.

Abou  Bakr As-Siddiq  rassembla le  Qour'an, il fut le premier à l'appeler  Mous-haf.  Le  Qour'an n'avait pas été réuni auparavant il était seulement mémorisé dans le cœur de ceux qui, parmi les compagnons récitaient le  Qour'an  par cœur, et noté sur des feuillets purs séparés.


Puis arriva la douzième année, c'est alors que  Abou  Bakr  prépara les armées pour les conquêtes, il mit  Khalid Ibnou l-Walid  à la tête de l'armée vers l'Irak.


La treizième année, il nomma  Abou  Oubaydah  Ibnou l-Jarrah  commandant des armées des pays du  Cham.

Les armées de  Abou  Oubaydah  se réunirent à  Yarmouk, un lieu en Palestine, les combattants étaient au nombre de vingt et un mille ; Héraclius y envoya ses armées ce jour-là  : ils étaient quant à eux plus de deux cent mille soldats.

Ils écrivirent à  Abou  Bakr  pour l'en informer et lui demander des renforts, alors  Abou  Bakrécrivit à  Khalid  Ibnou l-Walid  afin que celui-ci nomme à sa place  Al-Mouthanna  Ibnou  Harithahcomme chef des armées en Irak et qu'il se dirige avec son armée vers le  Cham. Il le nomma commandant des armées du  Cham  à la place d’Abou  Oubaydah  et lui ordonna de se hâter. Khalid  s'y dirigea donc et arriva à  Yarmouk. Le combat fut acharné et la bataille redoubla de violence jusqu'à ce qu’Allah  lui donne la victoire. La nouvelle de la défaite des romains parvint à Héraclius alors qu'il était à  Houms, il se retrancha derrière la ville de  Houms, afin qu'elle fasse obstacle entre lui et les musulmans puis il accepta que  Houms  et Damas leur reviennent.


Tandis que les musulmans étaient à  Yarmouk, il arriva un courrier de Médine l'Illuminée informant  Khalid Ibnou l-Walid  que le calife  Abou  Bakr,  que  Allah  l'agrée, était décédé et que lui succédait  Oumar Ibnou l-Khattab, que  Allah  l'agrée, mais il n'informa personne de la nouvelle du fait qu'ils étaient préoccupés par la bataille.

La mort d’Abou  Bakr As-Siddiq (Qu’Allah  l'agrée) eut lieu la treizième année, la nuit du mardi précédant les sept derniers jours du mois de  Joumada  l-Akhirah, à l'âge de soixante-trois ans.

Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours, et il fut enterré dans la demeure d’Aichah, la tête au niveau des épaules du Messager d’Allah Sallahu alayhi wa salam..


Lorsque  Abou  Bakr, que  Allah  l'agrée, fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de luiTalhah, Outhman  Ibnou Affan,  Abdou r-Rahman  Ibnou Awf  ainsi que d'autres parmi les grands compagnons et  il les informa qu'il voyait  Oumar Ibnou l-Khattab  comme calife.  Ils approuvèrent cela et firent l'éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa qu’Oumar  serait son successeur. Il leur ordonna de l'écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela  Outhman Ibnou Affan  et lui dit  : "Ecris !" puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager de  Allah Sallahu alayhi wa salam, ce qu'il fit. Ensuite  Outhman  sortit avec le pli et le lut aux gens. C'est alors qu'ils prêtèrent serment à  Oumar Ibnou l-Khattab  et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.



OUMAR IBNOU L-KHATTAB

  

Il se nomme  Abou Hafs Oumar Ibnou l-Khattab Ibni Nafil. Son arbre généalogique rejoint celui du noble Prophète à Kab Ibnou Lou'ayy. Sa mère est Houthmah Bintou Hachim. Le Messager d’Allah Sallahu alayhi wa salam l'a surnommé Al-Farouq, Celui qui discerne, car il discernait le vrai du faux.

Il est né treize années après l'année de l'éléphant et entra en Islam trois années après la révélation, il avait alors vingt-sept ans.

Il était grand et chauve, blanc de peau avec beaucoup de rougeur, la barbe fournie mais légère au niveau des favoris, très fournie au niveau des moustaches, l'iris des yeux très rouge, très modeste, ascète, pieux vertueux, austère.

Il prit le califat par désignation de Abou Bakr As-Siddiq (Qu’Allah les agrée tous deux). Il lui fut prêté serment de son vivant, puis  il dirigea les affaires du califat avec loyauté, justice et excellentes gestion et stratégie.

Il organisa les armées pour le combat dans la voie qu’Allah agrée et destitua Khalid Ibnou l-Walid du commandement des armées du Cham. Il plaça Abou Oubaydah à la tête des armées et des légions à cause de la dureté du commandement de Khalid et de sa sévérité.


La conquête de Damas

Lorsque l'affaire de Yarmouk fut réglée, les musulmans se dirigèrent vers Damas, ils l'assiégèrent durant soixante-dix nuits de ses quatre côtés. Une nuit, par surprise, Khalid Ibnou l-Walid escalada le mur avec ceux qui étaient avec lui, tua les sentinelles gardant la porte et prit d'assaut la ville avec les soldats, puis il dit : "Allahou Akbar" et ils dirent : "Allahou Akbar". Les gens de la ville se réfugièrent auprès de leurs chefs qui appelèrent à faire un pacte de paix. Les musulmans entrèrent donc par les différents côtés de la cité grâce à ce pacte et se retrouvèrent avec Khalid Ibnou l-Walid au centre de la ville. La partie de la ville pénétrée par Khalid fut elle aussi prise grâce à un pacte de paix. Cela eut lieu la quatorzième année de l'Hégire. Puis les soldats continuèrent leurs conquêtes, ils conquirent Tabariyah et Baysan grâce à un pacte de paix, sans effusion de sang, ainsi que Qayçariyyah, Ghazzah, Sibastiyyah. Ils conquirent aussi Nabouls, Ar-Ramlah, Loudd, Amwas, Bayt Habroun, Yafa et toute la région jusqu'à Gaza.


La conquête de Jérusalem  

Ensuite Abou Oubaydah marcha sur la Jordanie, réunit les armées et se dirigea vers Jérusalem. Il leur écrivit un message puis les attendit. Mais ils refusèrent de se rendre. Il partit donc à leur rencontre, établit son camp à proximité d'eux et les assiégea. Lorsque le siège fut trop éprouvant pour eux, ils demandèrent la paix, ce qu'il accepta. Ils dirent : "Envoie un message à ton gouverneur afin que ce soit lui qui nous donne le pacte de paix".

Abou Oubaydah ayant écrit à l'Emir des croyants pour l'en informer, Oumar réunit les grands compagnons et leur demanda leur opinion : devait-il s'y rendre ou non ? Ils lui suggérèrent tous d'y aller. C'est ainsi qu'il réunit une troupe et s'en alla après avoir nommé Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l'agrée, à sa place au commandement de Médine l'Illuminée.

L'Emir des croyants entra à Jérusalem et c'est à ce moment-là qu'eut lieu l'accord de paix entre les croyants et les chefs de la population de Jérusalem, moyennant le paiement de la jizyah – une sorte d'impôt –   et d'autres conditions précises. Il fit mettre sur papier tous les points sur lesquels l'accord fut établi.

Lorsque l'Emir des croyants, Oumar Ibnou l-Khattab (Qu’Allah l'agrée) entra à Jérusalem avec l'extraordinaire armée des musulmans, il dégagea le Rocher et ordonna d'y construire une mosquée. Passant près du Mihrab de Dawoud, l'alcôve située à la porte de la ville dans la fortification, il y accomplit une prière, récita la Sourat Sad et se prosterna. Ensuite il changea l'orientation de la mosquée en direction de la Kabah. C'est à cette époque-là que furent conquises toutes les régions des pays du Cham.

Puis, il nomma Alqamah Ibnou Hakim à la tête de la moitié de la Palestine et fit de Ar-Ramlah sa capitale ; d'autre part il nomma Alqamah Ibnou Mahriz à la tête de l'autre moitié et l'installa à Jérusalem (Baytou l-Maqdis).

Ensuite, Oumar (Qu’Allah l'agrée) retourna à Médine l'Illuminée. Ayant constaté ce qu'avait réalisé Khalid Ibnou l-Walid, il dit : "Qu’Allah fasse miséricorde à Abou Bakr, certes il connaissait les hommes mieux que moi." Abou Oubaydah conquit Qinnasrin puis marcha sur Alep. Ses habitants firent avec lui un pacte de paix moyennant le paiement de la jizyah. Par la suite ils se convertirent tous à l'Islam. Il alla aussi à Antakyah, ville d'une très grande importance et possédant une population très nombreuse. Abou Oubaydah les vainquit et ils firent avec lui un pacte de paix, moyennant la jizyah. Puis, ils conquirent Manbaja, Ayntab, Al-Mawsal et toute la péninsule, tout ceci la quinzième année de l'Hégire. Après cela, Amr Ibnou l-As demanda la permission à l'Emir des croyants Oumar Ibnou l-Khattab de conquérir l'Egypte. Il accepta et envoya avec lui Az-Zoubayr Ibnou l-^Awwam. Après de très violents affrontements, les habitants de l'Egypte acceptèrent le pacte de paix et payèrent la jizyah.


L'assassinat de Oumar   ibnou l-khattab (Qu’Allah l'agrée)

La quatorzième année de l'Hégire l'Emir des croyants Oumar Ibnou l-Khattab (Qu’Allah l'agrée) ordonna de construire les villes de Bassora et de Koufa, initialement à base de roseaux. Les gens demandèrent par la suite à Oumar la permission de les construire en briques et il leur en donna l'autorisation.

La dix-septième année de l'Hégire, l'Emir des croyants fit une expédition pour une Oumrah et résida à La Mecque durant vingt jours. C'est à cette époque-là qu'il fit agrandir la Mosquée sacrée. C'est aussi cette année-là qu’Oumar Ibnou l-Khattab épousa Oummou Kalthoum la fille de Aliyy Ibnou Abi Talib et de Fatimatou z-Zahra.

La dix-huitième année, il y eut une sécheresse terrible, au point que cette année fut appelée Amou r-Ramadah (l'année de la cendre). Alors, Oumar (Qu’Allah l'agrée) demanda la pluie : il fit un discours et fit le tawassoul par Al-Abbas Ibnou Abdi l-Mouttalib, puis s'agenouilla et pleura en invoquant Allah jusqu'à ce que la pluie tombe et qu'ils fussent secourus. Cette année-là, la peste d’Amwas sévissait dans les pays du Cham du côté de la Jordanie. Elle persista là-bas un mois, environ vingt-cinq mille personnes périrent.

La vingt-troisième année de l'Hégire, l'Emir des croyants Oumar qu’Allah l'agrée, fit le Pèlerinage, puis revint à Médine l'Illuminée où il mourut poignardé par Abou Lou'lou'ah Fayrouz le mazdéen, esclave de Al-Moughirah Ibnou Choubah. Oumar, que Allah l'agrée, était sorti pour la prière de as-soubh, les rangs étaient déjà alignés et l'ignoble Abou Lou'lou'ah s'infiltra entre les rangs, un poignard à deux extrémités pointues et empoisonné à la main, il le poignarda de trois coups dont un sous le nombril, puis ils le maîtrisèrent après qu'il ait blessé environ douze compagnons dont six moururent.

Oumar (Qu’Allah l'agrée) tomba à terre et dit à son fils : « Regarde qui m'a poignardé », il répondit : « Abou Lou'lou'ah, l'esclave de Al-Moughirah », alors Oumar dit : « Louange à Allah, qui a fait que mon assassinat soit par la main d'un homme qui n'a jamais fait une seule prosternation pour Allah ». Oumar chargea Abdou r-Rahman pour faire la prière devant les gens et fut transporté chez lui. Puis il envoya son fils ^Abdou l-Lah chez Aichah en lui disant : « Dis-lui : ^Oumar Ibnou l-Khattab te salue, et ne dis pas l'Emir des croyants, et il te demande : autorises-tu que je sois enterré avec mes deux compagnons ». Alors, Abdou l-Lah se rendit chez Aichah et lui demanda l'autorisation que son père soit enterré avec ses deux compagnons. Elle reçut donc le message de l'Emir des croyants, exhala un soupir et pleura puis elle dit : « Transmets à l'Emir des croyants mon salut et dis-lui que j'avais réservé cela pour moi mais qu'aujourd'hui elle t'en fait l'honneur plutôt qu'à elle ». Abdou l-Lah revint et Oumar lui dit : « Que rapportes-tu, ô Abdou l-Lah ». Il répondit : « Ce que tu désirais, elle te l'autorise ». Il dit : « Louange à Allah », et il ne cessa d'évoquer Allah taala, de faire du dhikr,   jusqu'à ce qu'il décède la veille du mercredi, trois nuits avant la fin de Dhou l-Hijjah à l'âge de soixante-trois ans. Il fut lavé et déposé sur le lit du Messager d’Allah Sallahu alayhi wa salam et Souhayb dirigea la prière funéraire qu'ils firent pour lui. Il fut enterré dans la chambre honorée, la tête au niveau des épaules d’Abou Bakr As-Siddiq (Qu’Allah l'agrée).  Son califat dura dix ans et six mois moins un jour.



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